| Comment
améliorer sa perception du ciel profond.
i l'il et le cerveau humain sont moins adaptés aux faibles
lumières que le chat ou le hibou, il n'en reste pas moins que nous
voyons la nuit
Bien sur à certaines conditions, que nous allons étudier
avec vous sur plusieurs semaines.
1)Cônes et bâtonnets :
Les cellules de la rétine qui reçoivent les photons et les
transforment en impulsions électriques, pour le cerveau sont, de
deux sortes.
. Les cônes sont très peu sensibles mais perçoivent
les couleurs.
. Les bâtonnets ne perçoivent pas les couleurs mais sont
très sensibles.
La nuit tous les chats sont gris car seuls les bâtonnets "travaillent".
Ce sont eux bien sûr qui nous intéressent pour l'observation
du ciel profond. Les cônes ne jouent leurs rôles (vison colorée)
que dans les hautes lumières (observation lunaire, stellaire, planétaire...).
2) Acclimatation :
Vous l'aurez constaté : les yeux s'habituent à l'obscurité.
Ce phénomène est dû à la fabrication d'une
molécule organique par la rétine de l'il :
"le pourpre rétinien".
Le PR va sensibiliser les bâtonnets qui vont percevoir des lumières
de + en + faibles au fur et à mesure que la concentration du PR
augmente. Il faut une vingtaine de minutes pour que le gain en sensibilité
soit flagrant (aussi bien à l'oculaire qu'à l'il nu);
mais la concentration peut augmenter jusqu'à plus d'une heure (selon
chacun). L'il est alors hyper-sensibilisé aux très
faibles lumières et l'observateur devra veiller très précieusement
sur ce capital de vision nocturne car le PR a un gros défaut :
il est instantanément détruit par la lumière!
C'est à dire, qu'un équilibre s'établit entre le
taux de PR et la petite quantité de lumière qui arrive à
la rétine. Moins il y a de lumière, plus il y a de pourpre
et inversement ! (effet feed-back).
Toute lumière forte détruira le PR et il vous faudra repartir
de zéro : c'est l'éblouissement! qui peut-être douloureux,
comme un coup de phare en voiture, la douleur étant proportionnelle
à la quantité de
"pourpre recyclé".
La conclusion s'impose, se protéger de toute lumière pendant
une observation (phare, lampe de poche, flash etc...) et utiliser une
lampe rouge "pourpre" unique longueur d'onde qui ménage
notre précieuse molécule.
Suite au prochain numéro...
Brice Poirey
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